À la une

Lutte contre Ebola : plus de 2 milliards de dollars mobilisés par le G20 en faveur de la RDC, de l’Ouganda et du Soudan

A health worker wearing a personal protective equipment (PPE) works at the Ebola treatment center run by the French red cross society in Macenta in Guinea on November 20, 2014. Guinea and fellow west African states Liberia and Sierra Leone have been hardest hit by the deadly Ebola virus, which has claimed nearly 5,200 lives this year, according to the World Health Organization (WHO). AFP PHOTO KENZO TRIBOUILLARD

Plus de deux milliards de dollars d’engagements financiers ont été annoncés à New York pour soutenir la riposte contre l’épidémie de la maladie à virus Ebola Bundibugyo en République démocratique du Congo, en Ouganda et au Soudan. Cette mobilisation a été dévoilée au cours d’une rencontre de haut niveau organisée dans le cadre des initiatives du G20.

La réunion a rassemblé des responsables politiques, des représentants d’institutions sanitaires et plusieurs partenaires internationaux engagés dans la lutte contre les urgences de santé publique. Les échanges ont essentiellement porté sur la nécessité de renforcer la coordination internationale et d’apporter rapidement les moyens nécessaires aux gouvernements confrontés à la progression de l’épidémie.

Les ressources annoncées devraient soutenir les principaux piliers de la riposte, notamment la surveillance épidémiologique, la recherche des personnes ayant été en contact avec des malades, le renforcement des laboratoires, la prise en charge des patients et la protection du personnel médical. Une partie des financements devrait également être consacrée à la logistique, à la communication communautaire et à l’assistance humanitaire dans les zones touchées.

Pour la République démocratique du Congo, cette mobilisation internationale intervient dans un contexte particulièrement difficile. La riposte sanitaire doit être organisée dans des régions confrontées à l’insécurité, aux déplacements massifs de populations et aux difficultés d’accès à certaines communautés. Ces contraintes compliquent le transport des échantillons, le suivi des contacts, l’isolement des malades et l’approvisionnement des centres de traitement.

Les participants à la rencontre de New York ont également insisté sur l’importance de transformer rapidement les promesses financières en ressources effectivement disponibles. Au-delà du montant annoncé, l’efficacité de cette mobilisation dépendra de la rapidité des décaissements, de la bonne coordination entre les partenaires et de l’utilisation transparente des fonds au bénéfice direct des populations touchées.

L’urgence de cette mobilisation est confirmée par les dernières données sanitaires. Selon le rapport de situation n°129 publié le 21 septembre par la Task Force présidentielle Ebola 17, la RDC totalise 7 733 cas confirmés et 3 732 décès, soit une létalité de 48,3 %. Pour la seule journée du 20 septembre, 61 nouveaux cas ont été enregistrés — 34 en Ituri, 23 au Nord-Kivu et quatre dans le Haut-Uélé — ainsi que 33 décès, dont 22 survenus en communauté. Le pays compte également 1 902 personnes guéries et 821 patients en isolement.

L’Ituri, épicentre de l’épidémie, concentre 76,9 % des cas, malgré une baisse de 26,1 % des nouvelles contaminations sur les dernières 72 heures. Au Nord-Kivu, les capacités d’accueil sont saturées, sans aucun lit disponible à Butembo ni à Katwa. La vaccination des prestataires de première ligne a été lancée à Bunia. Depuis la déclaration de l’épidémie en mai, 63 zones de santé sur 167 ont été touchées dans sept provinces, soulignant l’urgence de traduire les engagements du G20 en interventions concrètes sur le terrain.

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *